12.11.2007

Moonforg & Goldfish

J’ai fait un drôle de rêve la nuit dernière. J’y ai rencontré l’homme de mes rêves (c’est le meilleur endroit vous me direz). Il m’a fait vivre des aventures fantastiques. C’est étonnant comme parfois certains rêves vous restent en mémoire dans les moindres détails, au point de vous faire douter ; pendant cette seconde magique où votre conscience n’a pas encore réalisé que vous étiez éveillée, et où songes et réalité s’entremêlent.
Quelques courts instants, j’y ai cru… et pourtant on ne peut pas dire qu’il y ait eu quoi que soit de réaliste dans ce rêve.
Je sauvais le monde. Enfin non, faut pas exagérer, mais je combattais les méchants, dans une espèce de monde kitch empli de dangers, de créatures et d’objets improbables.
Un mélange détonnant quelque part entre Indiana Jones et Scoubidou (le dessin animé hein, pas l’adaptation pourrie). Et dans ce conte de fée revu et corrigé par Lovecraft, je combattais une créature tentaculaire aux côtés d’un homme fabuleux.
Nous étions une sorte de duo d’enquêteurs du style Mulder et Scully, mais en plus drôle, plus loose, et surtout bien moins psychorigide.
Même le visuel n’était pas réaliste, ce monde semblait à mi-chemin entre le graphisme de Sin City et un dessin animé du genre manga. Nous avions même des noms débiles. Ce charmant jeune homme avait l’esprit troublé, il avait de graves problèmes de mémoire, d’où son surnom « Goldfish » (poisson rouge en anglais – no comment).
Et moi je m’appelais Moonforg. Rien que d’y penser toute mon enfance ressurgit. Quand j’étais petite, mes parents m’avaient offert une peluche de grenouille avec un dessin de lune sur le dos. Je l’ai trimballée partout avec moi pendant des années. Mes parents rigolaient parce que je n’arrivais pas à prononcer correctement « frog » (grenouille), je disais toujours « forg ». Du coup ils m’ont appelée Moonforg pendant quelque temps, en hommage à ma peluche au nom écorché.
C’est marrant comme les souvenirs ressurgissent parfois.
Toujours est-il que le concept m’a beaucoup plu. Non seulement je revoie parfaitement tous les détails de mon rêve, mais j’image très bien comment le dessiner.

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